Assise seule devant un café, les idées viennent dans mon esprit.
Les rêves se forment alors que je ne dors pas. Je suis pourtant fatiguée. Ces dernières semaines sont usantes. Je suis à un tournant de ma vie professionnelle, à la croisée des chemin.
Je sais ce que je laisse derrière moi. J'ai lutté contre la méchanceté gratuite, contre la jalousie, l'hypocrisie. J'ai eu mal, çà m'a fait mal.
Ma tête me disait de tenir, que je suis plus forte que cela, mais à un moment, c'est mon corps qui a cédé à la pression.
Depuis ce moment, je me suis jurée que cela ne me toucherais plus, que ma force intérieure alliée à mon caractère me donneraient l'énergie de faire glisser tous ces mots blessants, tout comme l'eau ruisselle sur les branches du sapin.
Avant même de partir, je sais ceux qui me manqueront, ceux qui, lorsqu'ils entraient, avaient le visage éclairé par un sourire, ceux qui savaient que lorsque je leur souriais, lorsque je leur parlais, c'était honnêtement, en toute simplicité, sans arrière pensée, sans faux-semblant, sans hypocrisie.
Je pense toujours, je reste persuadée qu'en chaque être humain, il y a du bon ; et qu'il suffit d'un petit rien pour faire sortir le meilleur de chacun.
Je ne leur en veux pas. Elles et ils sont aigris, j'aurais au moins essayé.
Mais j'ai aussi ma vie, ma route à faire, et bientôt, nos chemins se sépareront...